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Guerre Israël-Hamas, jour 213 : des bombardements intenses ont touché Rafah, Israël « examine » la proposition de cessez-le-feu acceptée par le Hamas

Dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a réitéré lundi soir son appel aux habitants des quartiers est de Rafah à évacuer la zone, en prélude à une « opération terrestre »

Le Monde

Publié le 06 mai 2024 à 20h15, modifié le 07 mai 2024 à 08h20

Temps de Lecture 4 min.

Des Palestiniens fuient Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 mai 2024.

Retrouvez ici notre point sur la situation d’hier.

La guerre entre Israël et le Hamas a fait 34 735 morts dans la bande de Gaza, majoritairement des civils, selon un bilan diffusé lundi 6 mai par le ministère de la santé du mouvement islamiste palestinien. Côté israélien, environ 1 170 personnes sont mortes – il s’agit aussi de civils pour la plupart – lors de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) établi à partir de sources officielles israéliennes. De plus, selon l’armée israélienne, 614 de ses soldats ont été tués dans des combats dans la bande de Gaza.

Le Hamas donne son accord pour un cessez-le-feu, Israël « examine » la proposition

Le Hamas a annoncé, lundi soir, avoir accepté la proposition de cessez-le-feu présentée par les médiateurs égyptiens et qataris. Le mouvement islamiste a précisé dans un communiqué que le chef de sa branche politique en exil, Ismaïl Haniyeh, avait informé de sa décision le premier ministre du Qatar ainsi que le chef des services de renseignement égyptiens. Les détails de la proposition formulée par les médiateurs ne sont pas encore connus. Le Hamas évoque l’objectif d’un cessez-le-feu permanent.

Dans la nuit de lundi à mardi, le ministère des affaires étrangères du Qatar a annoncé l’envoi dès mardi d’une délégation au Caire, « avec l’espoir de parvenir à un accord pour un cessez-le-feu immédiat et permanent dans la bande de Gaza en échange de prisonniers et d’otages », selon un communiqué.

Plus tôt dans la journée, un responsable israélien avait dit qu’Israël examinait la proposition acceptée par le Hamas. « Ce n’est pas le cadre dont nous avions convenu », a-t-il cependant précisé. En parallèle, le bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a annoncé l’envoi prochain d’une délégation auprès des médiateurs, tout en menant d’intenses bombardements sur Rafah pour « exercer une pression militaire » sur le mouvement islamiste. L’hôpital koweïtien, situé à Rafah, a annoncé la mort de onze personnes, et déploré de « nombreux blessés » liés à des frappes israéliennes nocturnes.

Par ailleurs, des familles d’otages retenus à Gaza ont réclamé lundi soir qu’un accord soit trouvé. « L’annonce du Hamas doit ouvrir la voie au retour des 132 otages retenus (…) depuis plus de sept mois », a déclaré dans un communiqué le Forum des familles, une association israélienne de proches d’otages fondée au lendemain du 7 octobre 2023. « Le moment est venu pour toutes les parties concernées de tenir leur engagement et de transformer cette opportunité en un accord pour le retour de tous les otages », ajoute-t-on.

Israël lance l’évacuation de l’est de Rafah et « encourage » ses habitants à rejoindre des « zones humanitaires »

L’armée israélienne a appelé lundi les habitants présents dans l’est de la ville de Rafah, contre laquelle Israël martèle depuis des mois son intention de mener une offensive militaire d’ampleur, à rejoindre des « zones humanitaires élargies ». « Les appels à se déplacer temporairement vers la zone humanitaire seront transmis via des affiches, des messages SMS, des appels téléphoniques et des diffusions médiatiques en arabe », a-t-elle précisé sur X.

L’armée israélienne a assuré que son opération d’évacuation était temporaire et concernait « environ 100 000 personnes (…) dans l’immédiat ». « Nous avons commencé une opération d’ampleur limitée pour évacuer temporairement les personnes résidant dans l’est de Rafah », a déclaré un porte-parole de l’armée lors d’un point presse. « Ce plan d’évacuation vise à éloigner les civils du danger », a ajouté la même source.

« Une invasion terrestre de Rafah serait intolérable en raison de ses conséquences humanitaires dévastatrices et de son impact déstabilisateur dans la région », a alerté, de son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le roi Abdallah II de Jordanie a lui appelé, lundi à Washington, la communauté internationale à tout faire pour prévenir « un nouveau massacre » à Rafah. Lors d’une rencontre avec le président américain, Joe Biden, à la Maison Blanche, le roi de Jordanie « a averti que l’attaque israélienne sur Rafah, où 1,4 million de Palestiniens sont déplacés à cause de la guerre, menaçait de conduire à un nouveau massacre », selon un communiqué de l’ambassade du royaume aux Etats-Unis. Joe Biden a lui réitéré lundi sa « position claire » à M. Nétanyahou, contre une offensive terrestre à Rafah, a rapporté la Maison Blanche.

Par ailleurs, les Etats-Unis se sont dits « opposés » à la fermeture par Israël du bureau local de la chaîne qatarie Al-Jazira, annoncée la veille. « Nous pensons qu’Al-Jazira devrait pouvoir opérer en Israël et dans d’autres pays de la région », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Israël intensifie ses préparatifs pour une offensive sur Rafah

Le Hezbollah dit avoir tiré des roquettes sur une base israélienne

Le mouvement islamiste libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, a annoncé lundi avoir tiré « des dizaines de roquettes » sur une base israélienne située dans le Golan syrien occupé par Israël, en représailles à une frappe israélienne sur l’est du Liban.

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Plus tôt, l’Agence nationale d’information (ANI) libanaise a annoncé que trois personnes avaient été blessées avant l’aube dans une frappe israélienne dans l’est du pays, où le Hezbollah est fortement implanté.

Plusieurs rassemblements étudiants à travers le monde

Une centaine d’étudiants ont commencé lundi l’occupation d’un bâtiment universitaire à Gand, en Belgique, pour dénoncer la guerre menée par Israël à Gaza et exiger que leur université rompe tout lien avec ce pays. Les manifestants, soutenus par certains professeurs, accusent la direction de l’université d’être « complice d’un génocide » dans le territoire palestinien, en ne cessant pas ses collaborations avec des universités israéliennes.

A Paris, la police est intervenue dans l’après-midi devant Sciences Po, pour déloger des militants, mobilisés en soutien aux habitants de Gaza, qui avaient installé des tentes, au moment où les étudiants de cette école passaient leurs examens. Les examens se sont déroulés normalement, a précisé la direction.

L’université Columbia, à New York, épicentre du mouvement de contestation contre la guerre à Gaza, a annoncé lundi qu’elle annulait sa grande cérémonie de remise des diplômes en raison des manifestations qui se poursuivent.

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